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Tu lis partout que les lingettes démaquillantes lavables, “c’est génial”. Sauf que les comparatifs en ligne testent 30 secondes par produit, et les vidéos YouTube zappent ce qui m’intéresse : qu’est-ce que ça donne après 30 jours, avec du fond de teint, du mascara waterproof et un cycle de lavage réel ? J’ai pris le coffret 10 lingettes microfibre Lamazuna, je l’ai utilisé tous les soirs pendant un mois, et voici le verdict — sans filtre.
Pourquoi j’ai choisi Lamazuna (et pas une autre marque)
J’ai hésité trois semaines. Mon panier oscillait entre Lamazuna, Les Tendances d’Emma et Avril. J’ai tranché pour Lamazuna pour quatre raisons concrètes :
- Microfibre ultra-fine, pouvoir nettoyant à l’eau. La promesse microfibre, c’est de retirer les impuretés mécaniquement, à l’eau froide ou tiède, sans savon. J’utilisais déjà un chiffon microfibre pour le ménage — j’avais donc une idée de la technologie.
- Conçu en France, fabriqué en Espagne. Lamazuna est une marque lyonnaise. La conception et la coupe des lingettes se font en France, la production en Espagne. C’est une information que j’ai vérifiée directement — important à préciser car la communication “made in France” de la marque peut prêter à confusion (voir encadré ci-dessous).
- Durabilité annoncée : 200 lavages minimum. Contre 1 usage pour un disque jetable. Le calcul TCO m’intéressait sur la durée, pas juste sur l’investissement initial.
- Panier déjà engagé. J’utilise leur shampoing solide depuis 2019 (testé pour la première fois après mon ratage saponification à froid de 2018), donc commande groupée = frais de port réduits + code fidélité cumulable.
J’ai écarté Les Tendances d’Emma (bonne marque, éponge bambou plus fragile d’après les avis 1-3 étoiles sur le démaquillage waterproof) et Avril (coton conventionnel non certifié). Si tu veux le tableau de bord complet sur 5 marques testées, j’ai écrit le guide complet lingettes démaquillantes lavables à part. Pour l’angle impact écologique et critères éthiques marque, il y a un article dédié sur l’approche écolo et éthique des lingettes réutilisables.
Point de transparence matière. Lamazuna communique parfois sur l’aspect “made in France” qui ne s’applique en réalité qu’à la conception et à la coupe — la production des lingettes elles-mêmes est espagnole. Le filet de lavage livré avec le coffret, lui, est en coton bio certifié GOTS, fabriqué en Inde. Je trouve cette distinction importante à signaler : le produit reste de fabrication européenne, ce qui est bien au-dessus de la plupart des concurrents asiatiques, mais ce n’est pas strictement “fabriqué en France”.
Jour 1 à 7 : premier contact, le démaquillage waterproof
Setup. Panier en lin sur l’étagère pour les lingettes propres, petit filet à linge accroché à la poignée du meuble vasque pour les sales. Total installation : 5 minutes.
Jour 1 — maquillage léger (BB crème + mascara classique). OK direct. Première surprise sur la douceur de la microfibre côté lisse — plus doux que le coton jetable, pas du tout l’effet râpeux auquel je m’attendais. Le côté légèrement texturé retient les résidus. Démaquillage léger : efficace en un passage humide.
Jour 3 — mascara waterproof L’Oréal Telescopic. Premier choc. Lingette à sec : 30 % du mascara part. Lingette mouillée eau tiède : mieux, environ 70-75 %, mais il faut frotter et la lingette ressort noire intense côté œil droit. Note mentale : pour le waterproof, démaquillant huile en amont sera obligatoire si je veux éviter le frottement.
Jour 5 — fond de teint Bourjois Healthy Mix. Le tissu encaisse une trace beige dense. Elle ne disparaît pas en surface au rinçage, mais j’attends le lavage machine pour juger.
Jour 7 — premier lavage. Cycle 40°C, programme linge clair, avec mes torchons cuisine. Lessive Rainett liquide. Sortie machine : 7 lingettes parfaites, 3 gardent une ombre grisée sous l’œil côté mascara waterproof — pas une vraie tache, mais repérable à la lumière. Le tissu reste blanc cassé homogène, aucun jaunissement, aucune déformation.
Verdict semaine 1 : démaquillage léger excellent, waterproof gérable mais pas automatique.
Jour 8 à 14 : la routine s’installe, le vrai défi du stockage humide
Le piège que personne ne mentionne. Jour 9, je trouve 2 lingettes oubliées 3 jours dans le filet sans lavage. Odeur acide, type linge mouillé en sac fermé. La microfibre sèche pourtant plus vite que le coton, mais si le filet est dans un espace confiné, ça ne suffit pas.
Adaptation immédiate. Nouveau protocole :
- Après usage, rinçage à l’eau froide directement au lavabo (10 secondes).
- Essorage à la main, puis séchage à plat sur le porte-serviette de la salle de bain.
- Lavage machine tous les 3 jours grand maximum.
Depuis cette correction : zéro odeur sur les 22 jours suivants. La microfibre sèche effectivement en 2 à 3 heures à plat — avantage net sur le coton qui reste humide plus longtemps.
Test lessive cendre vs Rainett. J’avais envie de rester cohérente avec ma démarche zéro déchet. Cendre de bois tamisée : OK sur le linge léger, mais sur les taches mascara résistantes, les enzymes de la Rainett gagnent nettement. Compromis adopté : je lave les lingettes avec mon cycle “linge clair famille” (Rainett) plutôt qu’avec mon linge cendre.
Jour 12 — intégration au cycle couches lavables des enfants. 40°C, lessive enzymes, cycle long. Aucun problème. Les lingettes ressortent sans dégradation. Bonus logistique : un seul cycle pour tout.
Jour 15 à 30 : test de longévité, percarbonate et taches résistantes
Jour 18 — première opération percarbonate. Trois lingettes les plus marquées (mascara semaines 1 et 2). Recette : 1 cuillère à soupe percarbonate de soude + 2 litres eau chaude (60°C robinet), trempage 1 heure, puis lavage normal 40°C.
Résultat : ombres grises sous-œil quasi disparues — un gris très pâle, visible seulement en cherchant sous bonne lumière. Tissu intact, pas de décoloration ni d’agression visible des fibres. Je referai mensuellement.
Jour 25 — premiers signes d’usure. 2 lingettes sur 10 commencent à pelucher très légèrement côté microfibre — pas catastrophique, fonctionnellement OK, mais perceptible au toucher. Les 8 autres : comme neuves. À noter : je n’ai pas utilisé d’adoucissant, ce qui est la recommandation Lamazuna (l’adoucissant colmate les fibres et réduit le pouvoir nettoyant).
Jour 30 — bilan terrain.
- 8 lingettes sur 10 en parfait état visuel et tactile.
- 2 lingettes sur 10 marquées (léger peluchage microfibre), 100 % fonctionnelles.
- 22 cycles de lavage 40°C, 1 trempage percarbonate.
- 0 odeur sur le mois après correction du protocole stockage.
- 0 irritation cutanée — ma peau est pourtant réactive aux textiles synthétiques en général.
Le verdict après 30 jours et 22 lavages
| Critère | Note 30 jours |
|---|---|
| Démaquillage léger / BB crème | Excellent |
| Démaquillage fond de teint | Très bon (avec lavage régulier) |
| Démaquillage mascara waterproof | Acceptable avec huile en amont, frustrant sans |
| Tenue tissu microfibre | Très bon (8/10 parfaites, 2/10 légèrement peluchées) |
| Séchage entre les lavages | Rapide (2-3 h à plat) — avantage net sur coton |
| Gestion stockage / odeur | Demande discipline (rinçage immédiat obligatoire) |
| Lavage en cycle famille | Sans aucun problème |
| Origine fabrication | Conception FR, production Espagne — EU, pas strict FR |
Profil pour qui Lamazuna fonctionne : maquillage quotidien léger à moyen, accepte le rinçage immédiat post-démaquillage, foyer qui tourne déjà des cycles 40°C réguliers, sensibilité à la fabrication européenne.
Profil pour qui ça ne marchera pas : maquillage waterproof intensif tous les jours sans envie d’ajouter une étape huile, allergie aux textiles synthétiques en contact prolongé avec la peau, foyer sans rythme de lessive régulier (oubli = odeur).
Si Lamazuna ne te convient pas : j’ai aussi testé une alternative bambou plus douce qui passe mieux sur peau très réactive — angle complémentaire à ce test mono-marque.
Calcul TCO réel sur 30 jours (et projection 2 ans)
Le seul calcul qui compte quand on hésite à passer aux lavables.
Coton jetable (référence) : disques de coton Carrefour Bio, 80 disques pour 1,80 €. Consommation moyenne : 2 disques/soir = 60 disques/mois = 1,35 €/mois soit 16,20 €/an. Sur 2 ans : 32,40 €. Déchets générés : 1 440 disques, non recyclables (souillés cosmétiques).
Coffret Lamazuna 10 lingettes microfibre : prix constaté entre 18 € et 35 € selon revendeur (TODO : vérifier prix exact 2026 sur lamazuna.com page produit — à valider avant publication). J’applique ici une estimation prudente de 25 € pour le coffret. Lavages intégrés à mes cycles existants : coût marginal estimé à 0,10 €/cycle eau+élec × 22 cycles = 2,20 €. Lessive prorata = ~ 0,50 €. Total mois 1 : environ 27,70 €. Mois suivants : ~ 2,70 € de lavage par mois.
Sur 2 ans (24 mois) :
- Lavable Lamazuna : 25 € (amorti) + 2,70 € × 24 = 89,80 €
- Jetable bio Carrefour : 32,40 €
Le jetable reste moins cher en cash brut sur 2 ans. Mais : tu génères 1 440 déchets, contre 10 lingettes encore en service à l’année 3 — voire au-delà selon la durée de vie microfibre. L’argument économique seul ne suffit pas ici. C’est l’argument déchet + durabilité qui tranche, et l’ADEME documente l’impact CO2 de la filière coton jetable dans son rapport sur la consommation responsable.
Note affiliation : si tu commandes Lamazuna via mes liens, je touche 10 % (programme partenaire direct). Je teste d’autres marques en parallèle, avec ou sans affiliation — c’est précisé en haut d’article.
Ce que je referais (et ce que je changerais)
Je referais : achat du coffret 10 lingettes microfibre Lamazuna pour le profil qui me ressemble (maquillage léger à moyen quotidien, démaquillant huile pour les soirs intensifs). Je commanderais 2 coffrets d’emblée pour avoir 20 lingettes en rotation — la contrainte “lavage tous les 3 jours” disparaît complètement.
Je changerais : j’ajouterais dès l’achat une petite huile démaquillante solide (Lamazuna en propose une, cohérent avec la gamme) pour le waterproof. Sans elle, les soirs de maquillage intense demandent plus d’effort et laissent plus de traces persistantes sur les lingettes.
Pour comparer avant de décider, j’ai rassemblé tout ce que j’ai écarté et pourquoi dans le hub chiffons et lingettes — il regroupe tous mes retours terrain sur ce pilier, dont d’autres tests à venir.
Et toi, sur quel type de maquillage tu te demandes si une lingette lavable peut vraiment tenir ? Dis-moi en commentaire, je teste sur le prochain article si l’usage est suffisamment courant.